Etre touché par un handicap ou ne pas Etre... est ce un choix ?
Ici le monde du spectacle rejoint le fameux monde du milieu protégé en un endroit nommé Troisième Rideau.
Un projet anodin et pour autant beaucoup trop rare sur nos terres...
Le monde du Troisième Rideau se raconte ici pour vous emmener dans un voyage, un rêve, celui d'une valorisation par une "Représentation", un spectacle pour que ces différences qui collent négativement comme des étiquettes s'oublient dans une réalité... Le temps d'un spectacle... Ou plus !!




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mercredi 1 décembre 2010

visite

Faire du théâtre ou s’inscrire dans une activité liée au monde du spectacle quand on est handicapés à Mulhouse relève du défi. « De quoi vous décourager Madame, oui oui. »
Y parait même que c’est un constat généralisé à l’ensemble du territoire « oui Madame oui »
Et bien que notre objectif ne s’inscrit pas dans une activité de loisir tout court (oui on ne sait pas si après ce spectacle le 3emerideau existera toujours) nous avons eu une visite.

C’est une délégation de 6 personnes qui c’est présenté un matin….6 Papillons Blancs, rien que ça (agréable surprise non ?)
On dit comme ça parce qu’ils viennent de l’association du même nom, rassuré- vous aucun costume de lépidoptères n’était porté, on aurait pourtant adoré.

Donc ils étaient là et on participé à une séance de travail. Sur les 6, quatre ont voulu poursuivre l’aventure et une personne étant de l’équipe d’encadrement du groupe de Papillons Blancs n’était pas là pour se prononcer (normal).La dernière préfère le théâtre « traditionnel » j’ai essayé de comprendre ces mots et je pense qu’il s’agit de pièces existante, écrite et joué, mais qui sais ?
Et nous, dans le monde du 3emerideau nous ne sommes pas très traditionnel dans le sens ou, pour exemple, il n’y aura pas de textes (oui madame) rien de des déplacements, des situations des gestes….

Nous avons bel et bien quatre nouvelles recrue...
(faudra venir voir Madame oui, faudra…)

vendredi 26 novembre 2010

Tout doucement

Doucement tranquillement, sans se presser, le monde du 3emerideau prend des formes, et avance...
Le blog semble en faire de même....

On invente, on crée, on amène un peu de nous...
On se découvre, on aperçois l'autre...
On grandit...

Des objets prennet vie, des attitudes se révèlent et la concentration rode...

Et ça fait du bien.

dimanche 21 novembre 2010

Trop,

Tout ne roule pas toujours comme on veux...
C'est toute la difficulté de travailler avec des personnes touchés par l'handicap mental : des situations banales ou simples pour certain sont générateurs d'angoisses pour d'autre.

"ça fait trop" (ce sont ces mots)...

Mais comment faire pour que le monde du 3ème rideau ne soit pas anxiogène ? C'est vraiment tout le contraire qui nous anime, et même bien plus puisque j'ose employé le mot : "valorisation" celle de la personne.

En Fait Thibaut a une semaine chargé à l'institut, et pour venir aux répétitions il doit se lever tôt le samedi (des efforts)
pour venir il doit changer de fauteuil et laisser le confort électrique pour une fauteuil manuel car il est impossible de monter sur scène le fauteuil électrique sans rampes (encore des efforts)
lorsqu'il est en fauteuil manuel il est également en week end chez sa mère et ne peut pas être aussi autonome qu'il le pourrait normalement (et encore des efforts) et doit tirer un trait sur des ballades des sorties (on rajoute un peu d'efforts là..)
Tous cela en plus de sa motivation à bien faire et à s'investir dans le 3 ème rideau est devenu générateur de stress, l'empêchant même de suivre des activités à l'Institut (trop d'efforts!!)

Alors après discussion avec sa Psychologue, Thibaut et sa mère on fait un effort, celui d'arrêter...

Et moi c'est sans effort mais plutôt avec un petit regret que je salut le passage de Thibaut dans le monde du 3ème Rideau, en vla un qui aurra sa place VIP de réservé avant tout le monde...

dimanche 10 octobre 2010

Licedei


Bon, comme dans toute création, nous devons avoir une source d'inspiration, un courant qui nous alimente un truc qui inspire...

Depuis que je les ais rencontré, je suis conquis, une conception du clown qui vaut d'etre ma référence...ceux que l'on appellent des clowns de l'Est, directement inspiré du "teatr licedei ". un grand nom au départ : Slava Polunine est aujourdhui une renommée qui fait le tour du monde, mais oui, rien que ça!
Mais c'est pas tout, cette référence (le licedei) va se produire dans notre ville, oui oui !

http://www.licedei.com/

http://www.lafilature.org/

A la Filature en novembre : Semianyki

Autant vous dire que j'y serait une fois de plus...

mardi 5 octobre 2010

Clown




Selon Pierre Etaix, "Il faut appeler un clown un clown". Il dit aussi qu'un clown de fiction, dans une fiction, ça n'existe pas, puisque qu'on n'est ("nez" , "naît") clown qu'au moment même où l'on se présente grimé, avec son nez rouge : on est clown ou on ne l'est pas. un clown dans une histoire de clown, ce n'est plus un clown...

Pour nous, il s'agit de monter un spectacle de clown en abordant la dimension du clown, nous ne cherchons pas à former des personnages de clowns encore moins d'aller à la recherche d'un pseudo "clown" qui se cacherait dans des intérieurs intime de nos propres personnes..(quel drôle d'idée). Le travail est plus simplement de faire rire (ou au moins sourire) avec des choses simples. Il serait très prétentieux de vouloir transformer tous les acteurs du 3ème rideau en Clown, et trop compliqué,

"Et avec ceci ?"

A Y Est ... on l'a !
Avec l'équipe nous avons choisi un titre. on a longtemps tourné et retourné quantités de mots, des plus simples aux plus alambiqué et finalement ce sera :

"Et avec ceci ?"

Nous, on aime bien, en espérant que celà plaise également.

samedi 25 septembre 2010

Quentin



Il est venu et il est revenu,
Il dit avec ces mots que ça lui plait,
En fait, il ne dit rien mais son grand sourire en dit long

C'est Quentin

Je crois qu'on va l'exploiter ce sourire, affaire à suivre...

mardi 21 septembre 2010

oula oula oulalaaaa !

oula oula oulalaaaa !

Mais non je me suis pas cogné, mais bon sang que le temps passe vite....

Presque aussi vite que dans le monde du 3emerideau, c'est vous dire....
Bon d'accord c'est un peu exagéré puisque dans le 3emerideau le temps n'existe pas...ou plus, ou peu, enfin assez pour en perdre la notion et oublier qu'on a des choses à dire ici...

En deux temps trois mouvements je vais retrouver la bonne page de l'histoire, attendez...
Voilàààà nous y sommes, donc reprenons apres la pause, vous suivez ?

vendredi 4 juin 2010

Pause

Pause sur un moment de travail, hop on appuie sur le bon bouton et que voit-on?

Celui ci parle tout seul, c'est régulier il se rassure comme ça, se parle à lui même , se reprend, se motive, se demande de se taire....c'est rigolo, il est parfois 2 ...

Celui là ferait bien des chatouilles à son collègue, tout l'amuse, sauf quant on ne comprend pas ce qu'il dit, ce qui arrive trop souvent à son goût, alors il sourit...

Ici un autre qui trouve tout super et surtout il sait l'exprimer avec des mots, aperçue d'un discours : "le 3ème rideau c'est formidable car la vie est comme ça avec des moments qu'il faut savoir apprécier parce que c'est ainsi qu'il faut faire pour progresser et moi je trouve que si le théâtre m'apporte beaucoup je pense qu'aujourd'hui c'est le plus beau jour de ma vie...", plutôt intéressant non ?

Il y a aussi celui qui régulièrement se bouche les oreilles et promet régulièrement que : " puisque c'est comme ça je ne reviens pas la semaine prochaine" râlant contre le son trop fort de la voix du type qui dirige ou des cris poussés par ses collègues dans des exercices voulus...malgré cela, cette hyper sensibilité, il veut vraiment revenir, et revient toujours...

Petit moment appréciable sur des individus, n'abusons pas de cet effet de pause et remettons en route..vite vite !!

dimanche 16 mai 2010

et ben voila !

On a cherché on a fouillé, on a soulevé le plus de pierre possible et rien....

Trouver un endroit pour nos constructions diverses était peut-être trop ambitieux.
Et voila qu'au détour d'une conversation (c'est souvent dans les détours que l'on trouve...),(Au détour d'un chemin, d'un voyage, d'un mot, d'une phrase...),(enfin bref...)une porte s'entrouvre.

Nous devrions avoir un lieu, enfin, en plus du cinéma Bel-Air, pour construire des objets et un éléments plutôt important du spectacle (je n'en dirait pas plus). Mon souhait d'avoir un atelier fixe et à l'usage unique du 3ème Rideau sera pour une autre histoire. Nous rangerons à chaque fois et effacerons toutes traces de notre passage, l'important c'est d'avoir un lieu.

C'est dans le monde d'Aleos qu'une petit place nous est faite, gracieusement,une salle plutôt sympathique dans la résidence de l'Ecluse.

Nous pourrons y aller toutes les fois ou le Bel Air ne pourra pas nous accueillir, on pourra même laisser dans un cagibis quelques affaires...

Et ben voilà une bonne chose de faite !!



http://www.aleos.asso.fr/

mercredi 28 avril 2010

Machiniste

Personne préposée à la manipulation des décors.


Les premiers machinistes étaient des marins bretons. Les marins qui souhaitaient se sédentariser s’engageaient dans un théâtre ; ils avaient la force l’agilité nécessaire à la manœuvre des machines. Car les machinistes pratiquent un métier dangereux exigeant des qualités d’adresse et de rapidité. Les marins ont amené sur la scène leurs superstitions : ne pas prononcer le mot « lapin », qui constitue un interdit, ne pas dire le mot « corde ».

En effet, sur un bateau, le mot « corde » fait l’objet d’un interdit, parce que, chaque lien étant une corde, il n’est pas question, dans les manœuvres, de confondre l’un avec l’autre ; c’est ainsi que chacun d’eux a sa dénomination : un « bout », un « filin », une « ganse ». Le seul lien qui continue à s’appeler « corde », sur un bateau, est celui de la cloche avec laquelle on salue les morts. Les marins, devenus machinistes, amenèrent leur vocabulaire au théâtre, en même temps que leurs superstitions.

Les suicides par pendaison, qui eurent lieu, par la suite, sur une scène, vinrent renforcer l’interdit. Ajoutons que, sur un bateau, le mot « lapin » est lui aussi frappé d’interdit ; ce qui trouve des prolongements dans les coutumes alimentaires : on ne mange jamais de lapin sur un bateau. L’animal étant jugé néfaste, puisqu’il rongeait le matériel, en particulier le chanvre des cordages.

Avant le milieu des années 1990, les machinistes possédaient une gouaille* véritable et la langue verte du théâtre ; ceux des Folies Bergère sont toujours réputés pour cela.

Un groupe de machinistes est une équipe, elle-même divisée en brigades, les machinistes qui travaillent côté cour sont appelés COURIERS, ceux qui sont côté jardin sont les JARDINIERS ; quant à ceux auxquels est réservée la manœuvre des « dessus » ou cintres, ce sont les CINTRIERS, et les dessous, les SOUTIERS.

Au Moyen âge, les machinistes étaient appelés CONDUCTEURS DES SECRETS OU FEINTEURS .

* gouaille
n. fém. Attitude, paroles moqueuses et vulgaires.

Puisque,

Reprendre un spectacle déjà écrit et sans décors était une facilité plutôt alléchante. La gourmandise est un vilain défaut parait il, et la facilité une paresse, la logique cartésienne démontre le besoin de s’adapter. On aura besoin de plus de choses dans cette création : des éléments de décors, de nouveaux accessoires, des ponts, des chars, une rampe de lancement, un jeu de quilles, une forêt, des murs antique et quatre orchestres. Des étoiles filantes, trois cascades et plusieurs paniers de friandises…si si !

Pour construire cela il nous faut un endroit en plus du cinéma Bel Air (Bel Air qui nous accueille en dehors des vacances scolaires), un endroit ou nous irions pendant les temps exceptionnels ou le cinéma fonctionne sur des projets du samedi matin. Il nous faut un endroit ou l’on peu déposer nos objets en cours de fabrications et les retrouver tels quels la fois d’après.

AJC 68 na pas de local assez grand, chez moi c’est trop petit, la cave de ma voisine est trop sombre, que faire ?

Encore se gratter la tête ?

Puisque c’est ainsi nous reviendrons demain, avec je l’espère une solution pour nos comédiens qui ne savent pas encore qu'ils vont devenirs machinistes...

jeudi 22 avril 2010

Un Début, Une Fin ....

Un Début, Une Fin....C'est le commencement.

Voila la base qui nous permet de créer. Que se soit pour un spectacle entier ou juste une scène c'est toujours en sachant comment cela commence et ou l'on va que tout se construit.

C'est donc à partir de ce principe que tout ce joue.

C'est également une base sur scène : lorsque l'on sort des coulisses qu'une partie de nous est visible ou entendable c'est le début et quoiqu'il arrive ils nous faut jouer jusqu'à la fin, cette fin se concrétise généralement par la sortie de la scène.

Il y a comme cela tout un tas de règles qui définisses le fonctionnement sur scène : silence dans les coulisses, jouer toujours vers le public, regarder suffisamment haut dans la salle, occuper l'espace, prendre son temps etc. etc.

Rien de compliqué dit comme cela mais, pour des personnes en "difficultés diverses" les choses sont tout autre. Ce qui est simple pour nous est parfois très compliqués pour qui viens du "Milieu Protégé". Alors on aborde les choses en simplifiant au maximum, on dilue l'information on travail par étape, lentement, et sans s'en rendre compte on observe parfois des prouesses.

Magique ?
Pédagogique ?
Typique ?

dimanche 18 avril 2010

Changement de Cap

Bon, au début le projet avait une certaine direction : Finalisé un spectacle écrit au temps des "Ceulat" et qui n'a jamais aboutit en raison de mon départ professionnel (de Giromagny pour revenir sur Mulhouse). Il nous fallait 8 comédiens au minimum pour reprendre le dit spectacle...

Aujourd'hui le compte est loin de la demande, mais qu'importe, nous allons inventer.

Puisque nous ne pouvons garder la direction, changeons de Cap, trouvons une idée.

Çà y est c'est fait (oui dans le monde du 3 ème rideau ça va vite !)

Ce sera un spectacle de "Clown" , ce qui nous permettras d'intégrer de futur recrue si toutefois ils s'en présentes.
Le spectacle sera sans parole, ou pas trop, fortement inspiré des clowns de l'EST comme la célèbre troupe du Téatr LICEDEI. Une succession de scènes au service d'une histoire, alliant esthétisme, poésie et rigolade.
Nous devrons créer les maquillages et les personnaliser (chacun le siens), et trouver des costumes.

Pour l'histoire c'est simple : je ne vous dirais rien, faudras venir voir...

bon d'accord, mais juste un mot, il s'agit de l'histoire d'un Vendeur. Ce qu'il vend , comment, pourquoi et où est pour l'instant, confidentiel, rester dans le coin ça va commencer à être intéressant.

samedi 27 mars 2010

Articles L 7124-1à L7124-35, R 7124-1 à R 7124-38 du Code du Travail

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Toute personne désirant engager ou produire pour un spectacle ou une production déterminée, à quelque titre que ce soit (une entreprise de cinéma, de radiophonie, de télévision ou d'enregistrement sonore), un enfant n'ayant pas dépassé l'âge de 16 ans, doit déposer préalablement une demande d'autorisation auprès du Préfet du département où se trouve le siège de l'entreprise

Le code du travail précise que l'engagement des mineurs de moins de 16 ans dans le spectacle est subordonné au passage devant la commission des enfants du spectacle.
La commission se réunit sur convocation du préfet aussi souvent qu'il est nécessaire
La commission participe à l'examen des demandes d'autorisation individuelles et des demandes d'agrément des agences de mannequins en vue d'engager des enfants.

Elle comprend :
1° Un magistrat chargé des fonctions de juge des enfants et désigné par le premier président de la cour d'appel, président ;
2° L'inspecteur d'académie ou son représentant ;
3° Le directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ou son représentant ;
4° Le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales ou son représentant ;
5° Un médecin inspecteur de la santé ;
6° Le directeur régional des affaires culturelles ou son représentant

L’emploi d’un mineur de plus de 13 ans est également subordonné à son avis favorable écrit. Et le travail de nuit (après 20 heures) nécessite une dérogation de l'Inspection du Travail

pour info la DDASS change de nom et devient la DDCSPP : Direction départemental de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations.

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Dylan




et un nouveau

Il est venu nous voir, il a bien aimé il est donc revenu.

On a dit oui.

C’est Dylan le quatrième de la bande du 3ème Rideau, déjà très copain avec Florent c’est presque naturellement qu’il a rejoint la troupe.

Pourtant Dylan à 15 ans et il pourrait être trop jeune.

Pourquoi ?

Parce que nous tendons vers une réalisation la plus proche possible d’une troupe de professionnels (la plus proche, oui ça fait prétentieux mais ça nous laisse une marge), vers des conditions similaires et nous jouerons dans des lieux où le public s’y rend le plus souvent en soirée et c’est ici que ça coince, peut on mettre sur scène après 20 heures un mineur, alors que le public paye pour voir le spectacle ? Est ce de l’Exploitation de mineur ? Même si aucune rémunération n’est prévue ?

Que de questions, y a t il un juriste dans la salle ?

dimanche 21 mars 2010

Déroulement d'une séance Type

.Vous devez certainement vous demander ce qui se passe dans le royaume du 3 ème rideau, Il y aurait bien des choses à dire et le manque de temps soutenu par une légère volonté de respect m’oblige à la circonspection. Si si !

Raconter ce qui se passe sans dévoiler de trop est presque un art rhétorique, je vais toutefois jouer les apprentis en la matière. Et je vous parlerais d’une séance type, parce que même si la trame est toujours la même, le contenu lui change tout le temps. Pourquoi faire simple ? Du coup, ce qui se vit peut d’une fois sur l’autre peut être complètement différent surtout si l’on prend en compte les humeurs des uns et des autres, les miennes comprises (oui, moi aussi) et tout un tas de paramètres qu’il faut avoir à l’esprit pour toujours adapter la pédagogie utilisée. Et on sait bien qu’une bonne humeur vous transforme le monde en paradis pour peu qu’on y soit réceptif.

Alors pour commencer, il ya toujours une certaine mise en situation évolutive, un moment fort et un retour vers un plus calme.

Pour les techniciens, nous utilisons la courbe de Gauss. Donc la probabilité d’être hors sujet n’est pas mon propos, saluons l’homme extraordinaire que Johann Gauss a été et revenons à nos histoires de Théâtre.




La séance débute avec des exercices, qui ont pour but d’amener doucement nos acteurs vers une concentration nécessaire à l’apprentissage. C’est des fois des exercices défouloirs, exutoires ou tout simplement de concentrations. Ces dit exercices aident également à retrouver des repères que nous avions déjà abordé : l’équipe, l’espace, le déplacement, le publics etc. Mais le plus important est que ces exercices me permette de repérer un savoir faire, un geste particulier, une attitude intéressante que je vais pouvoir exploiter en y mettant autour un jolie ruban rouge, typique du troisième rideau.

Par la suite nous travaillons un thème précis une scène deux ou trois, avec le temps tout ce complique.

Et pour finir, soit un moment de relaxation, soit un exercice adapté. La séance se termine ainsi par un moment d’échanges autour de ce que chacun viens de vivre, moment positif comme négatif sont parlés si possible et exprimé tant que possible…

vendredi 19 mars 2010

Florent


Marion


Thibaut


mercredi 17 mars 2010

Renversant

Vous le savez, c’est plutôt clair et limpide, le 3 ème Rideau a un objectif : la création d’un spectacle.

Mais oui, vous êtes sur un blog qui raconte l’histoire de cette création, et regardez bien, celle-ci est racontée à l’ envers. Loin de vouloir vous dévoiler la fin c’est tout de même au bout du blog (tout en bas) que se trouve le début de l’aventure. Et donc quoique l’on dise vous en êtes loin de la fin, puisqu’elle n’est pas écrite. C’est un exercice renversant, puisque ce qui apparait en premier au lecteur qui visite ce blog n’est rien d’autre que les derniers événements. Incroyable. Ce lecteur devra donc ce munir de patience, ou tout simplement usé de « l’ascenseur » pour avoir l’origine du projet, ce qui dans une lecture traditionnelle (entendre ici : l’utilisation d’un livre) se retrouverait dans les premières pages. C’est là que je salue votre patience (ô lecteur).
Etonnant comme d’un coup ce blog devient l’ambassadeur d’une troupe qui commence à jouer avec les évidences. Et c’est justement tourné vers « l’évidence » que doucement la troupe a commencé son travail, on aborde des bases, on pose des jalons, on vérifie le degré de loufoquerie...

Car si nous ne donnons aucun cours de « Théâtre » ou « sur le Théâtre » il est néanmoins nécessaire d’aborder les choses avec sérieux, que Diable ! (c’est bien dit non ?, ca le fait ?)

Donc avant de modifier l’espace on va en prendre possession, il y a le coté cour, et l’autre coté, le bon coté à montrer au public, et le mauvais coté qu’il ne devrait pas voir (ho non). On évolue ici et là et petit à petit, oui on a prévu de grandir avec le public. Dans cette espace nous pourront créer tout ce dont nous avons besoins : des portes, des châteaux, des girafes et des chewing-gums…tout est possible dans le royaume du 3ème rideau. Et je souhaite vous le montrer un jour…

vendredi 12 mars 2010

Jardin Cour

Afin d’éviter la confusion entre droite et gauche de la scène, de même que, sur un bateau, on a « bâbord » et « tribord », les mots « cour » et « jardin » sont venus remplacer « côté du roi » et «côté de la reine».

Les moyens mnémotechniques sont mis à la disposition du spectateur ; il dit Jésus-Christ, de la gauche vers la droite : le côté jardin est à sa gauche, le côté cour à sa droite (JC).
L’acteur, lui, dispose de cette astuce : le côté cour est du côté du cœur, celui de la reine.

Jusqu’à la Révolution française, on disait « côté du roi », correspondant à la loge du roi, pour le côté jardin et « côté de la reine » correspondant à la loge de la reine, pour le côté cour.
Les machinistes disaient : « Poussez au roi ! » ou « Portez à la reine ! » pour indiquer le sens de déplacement d’un décor.

L’origine de ces appellations est la suivante : en 1770, la Comédie-Française s’installe aux Tuileries, en attente d’un nouveau bâtiment, dans la salle dite des « machines » ; cette salle donnait, d’un côté sur l’intérieur des bâtiments (la cour), de l’autre sur le parc (le jardin). Ces mots sont préférés à « roi » et « reine » après la Terreur.

Le côté jardin est valorisé par rapport au côté cour ; c’est le « bon » côté, le côté positif, celui de l’entrée en scène du héros. Le danger, les menaces, le traître viennent du côté cour.

Le machiniste qui est à la cour est un COURIER ; celui qui est préposé au côté jardin s’appelle un JARDINIER.

Sérieusement


- Passons aux choses sérieuses,
voulez vous?
- mais oui, vais-je vous dire, avec plaisir...
Alors voila, parlons de l'équipe, c'est quand même un peu pour cela que ce blog est ouvert, voyons.
Aujourd'hui nous sommes 3, c'est sur, mais demain nous serons plus, c'est certain.

Il y a Marion, Florent et Thibaut,


ils sont jeunes et beaux, volontaires et dynamiques et loin d'être sans caractères, de quoi, d'ores et déjà donner du fil à retordre au type qui fera office de metteur en scène.


Ne le répété pas, mais pourvu que ça dure....

mardi 9 mars 2010

Bel Air

C'est dans les locaux du Bel-Air que nous allons nous retrouver tous les samedis matin pendant deux heures. Une salle plutôt sympathique, dans laquelle l'ambiance est propice à la création....juste ce qu'il nous fallait, c'est important de ne pas nous retrouver dans une salle quelconque, pour que les repères que l'on va créer participe à l'apprentissage et soutienne le travail de nos comédiens.

C'est le cinéma même qui nous ouvre ses portes. c'est rigolo, Merci....

Nous rêvions en secret d'un théâtre mais les rêves ne sont pas toujours accessibles, des fois seulement. Alors imaginez le coté réjouissant de pouvoir évoluer dans une salle qui se rapproche d'un salle de théâtre, qui se rapproche au plus près d'une réalité, celle ou le 3ème rideau jouera dans un avenir, une salle de spectacle avec plateau et publics, rideaux et projecteurs...


http://www.cinebelair.org/
http://www.centrebelair.fr/

dimanche 7 mars 2010

Ben comment alors

Après une première difficulté pour trouver un lieu de répétition, nous voici avec un autre souci, le déplacement d'un acteur (pas sur scène mais pour y accéder).
En fauteuil roulant, celui ci prend place dans un carrose adapté " la Thibaumobile" et il ne peut l'utiliser qu'une semaine sur deux. Ce qui est génant pour notre organisation, car nos rencontre sont prévue chaque semaine...
on va donc continuer à se gratter la tête jusqu'a que l'on trouve une solution, j'espere ne pas perdre tous mes cheveux!



samedi 6 mars 2010

AJC68


Il est question ici d'un passage obligé : celui d'AJC68. Association pour la Jeunesse Constructive.
Sans cette association nous ne serions pas là. Ingar Farid alors président de l'association avait déjà soutenu les CEULAT à l'époque c'est lui qui avait fait des pieds et des mains pour les faires venir sur Mulhouse obtenant le soutien de la Ville elle même, c'était à l'espace Matisse.
Aujourd'hui AJC68 persévère et c'est proposé de nous accueillir en soutenant notre action et surtout nos besoins ce qui n'est pas rien.

Notre première réunion c'est passé dans les locaux du 3 rue Risler. Sans soutien le projet 3 ème rideau ne pourrait pas voir le jour...

Du coup au démarage c'est l'adhésion en tant que membre qui a été un moment intéressant, nos acteurs présent on eux même remplis le formulaire, avec ou sans aide j'ai comme l'impression qu'ils se sont engagés, allez savoir pourquoi...




jeudi 4 mars 2010

c'était en Février 2010

Et bien nous y voila, après plusieurs mois de préparations, de rencontres, d'idée à faire mûrir nous y sommes, enfin !
Février marque la première rencontre de trois acteurs qui ont répondu à notre annonce. ça donnait un peu cela (l'annonce):

"Recherchons 12 personnes atteintes de déficience mentale pour la création d’un spectacle
Nous recrutons des personnes de 18 à 25 ans approximativement, atteintes par une déficience mentale et désireuses de s’investir dans la création d’un spectacle.
Aucune capacité n’est demandée mais toutefois nous sélectionnerons douze personnes répondant aux besoins d’organisation (heures de répétitions, disponibilités)"

La démarche proposée n’est pas commerciale, pourtant nous souhaitons montrer un spectacle de qualité. Ce point de vue fait partie d’une pédagogie adaptée pour que quiconque, quelles que soient ses aptitudes, puisse intégrer la troupe. Une opportunité qui allie plaisir et travail, rigueur et loisir avec un maître mot : valorisation."

On aurait pu penser que de nombreuses personnes allait répondre, à ce jours,il n'en est rien. Alors convaincu de pouvoir faire les choses même à trois, nous avons décider de nous lancer, et si nos lignes voit un jour du renfort arriver ce ne sera que le sourire aux lèvres et les bras tendus que nous réagirons.

mercredi 3 mars 2010

A l'origine

L’aventure commence il y a plus de 15 ans, déjà passionné par le monde du spectacle, clown dans une petite troupe je commençais à dégager de ma pratique une pédagogie d’apprentissage du théâtre. Après des stages, de nombreux essais par-ci, par-là, je mettais en mots ma conception personnelle. Puis ce fut une rencontre, avec le milieu protégé, et l’envie de développer en ce lieu ma passion du spectacle.

Ce ne fut qu'en 2001, en tant qu’éducateur technique spécialisé que je pus commencer à travailler sérieusement la question Un Institut Médico-Professionnel me permettait de mettre en place un atelier théâtre à Giromagny. Et ce fut le début des « Ceulat », Ceux de l’atelier Théâtre et de leurs aventures. Un spectacle par année, une mini-tournée, des réussites de toutes sortes, les Ceulat resteront une fierté.

Aujourd’hui de retour sur Mulhouse, l’aventure continue sous un autre nom. Après avoir montré du doigt les « Ceulat » il est toujours nécessaire de dévoiler ce qui se cache encore, ces gens soi-disant différents, c’est en tout cas ce qui anime mon projet : une certaine mise en valeur, La valorisation de La Personne. C’est à travers cette volonté de mettre en avant des gens écartés pour leurs différences, par leurs différences, qu’un nom nous semble convenir comme une suite logique aux Ceulat :
3ème rideau


Le « 3ème Rideau » cache peut être ce qui n’est jamais montré, peut être l’humain plutôt que l’acteur, l’homme plutôt que l’histoire.

Dans un théâtre il a toujours deux rideaux : le plus connu est le rideau d’avant-scène, il sépare la scène de la salle et indique le début et la fin d’un spectacle. Le deuxième est le rideau de fond, ou toile, c’est le rideau qui clôt la décoration de la scène, au lointain. Nous vous proposons de découvrir un troisième rideau, encore plus lointain de nous (peut-on penser), celui qui va dévoiler des personnages comme vous et moi mais marqués par la différence, l’handicap, la déficience… Un levé de rideau qui finalement ne sera sur aucune de ces différences qui marquent les gens, un levé de rideau qui nous fera oublier l’handicap social, mental ou physique.